Abidjan accueille le Symposium international sur l’égalité professionnelle Femme-Homme en Afrique.

Une cinquantaine de sociologues, psychologues, anthropologues, philosophes et autres membres de la société civile venus des quatre(4) coins de l’Afrique se réunissent  à Abidjan-Cocody, du 5 au 7 mai 2021, en vue d’examiner l’épineuse question de la discrimination à l’égard de la femme.
M. Béréthé Lamine, Président du Bureau International de la Femme et de l’Enfant(BIFE), initiateur du Symposium a expliqué que c'est  l’ampleur des violences conjugales, des viols, des violences en milieu professionnel (harcèlement sexuel…) qui a motivé la tenue de ces assises, desquelles il attend des solutions utiles pour nos gouvernements africains.

Quand au professeur Lou Mathieu Bamba, président du comité scientifique et Madame Marie-Paule Kodjo, vice-présidente du conseil national des droits de l’homme(CNDH), ils ont  reconnu chacun, l’urgence d’agir et présenté la réduction des discriminations à l’égard de la femme comme étant un facteur de bien-être, de paix, de croissance économique durable.


La Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant, Madame Nassénéba TOURE a ouvert les travaux de cette rencontre continentale. Elle a félicité les organisateurs dans leur désir de trouver des solutions à la problématique de l’égalité homme-femme, en  rappellant que le Président de la République SEM. Alassane Ouattara fait de la protection des droits de la femme une priorité.
L'on peut noter  la ratification de conventions internationales et régionales de promotion du genre, par une participation effective et paritaire dans l’accès à l’emploi aux responsabilités dans les administrations publiques et privées.
« Tous ces engagements ont permis d’enregistrer des avancées notables avec l’adoption de la loi sur la représentativité des femmes dans les assemblées élues, la création de l’observatoire national de l’équité et du genre(ONEG) pour promouvoir l’équité et l’égalité entre homme-femme, la mise en place de fonds au profit des femmes(le FAFCI, le Fonds femme et développement, le Fonds pour la promotion de l’entreprenariat féminin), la mise en place de  plateformes VBG( 68) et de  bureaux genre (42)», a-t-elle précisé.
La ministre a terminé en exhortant les participants à s’engager à l’effet de proposer des solutions probantes, pragmatiques et innovantes, capables de réduire les discriminations envers les femmes pour une participation plus accrue de leur part.
 Le symposium prend fin le vendredi 7 mai 2021.