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𝐋𝐀 𝐓𝐑𝐎𝐈𝐒𝐈𝐄̀𝐌𝐄 𝐄́𝐃𝐈𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐃𝐔 𝐒𝐎𝐌𝐌𝐄𝐓 𝐃𝐄𝐒 𝐅𝐈𝐋𝐋𝐄𝐒 𝐀𝐃𝐎𝐋𝐄𝐒𝐂𝐄𝐍𝐓𝐄𝐒

Vendredi 03 Avril 2026


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𝐀̀ 𝐘𝐚𝐦𝐨𝐮𝐬𝐬𝐨𝐮𝐤𝐫𝐨, 𝐍𝐚𝐬𝐬𝐞́𝐧𝐞́𝐛𝐚 𝐓𝐨𝐮𝐫𝐞́ 𝐦𝐨𝐛𝐢𝐥𝐢𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐚𝐝𝐨𝐥𝐞𝐬𝐜𝐞𝐧𝐭𝐞𝐬 𝐝’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐞́𝐠𝐚𝐥𝐢𝐭𝐞́


À Yamoussoukro, ce sont les voix des jeunes qui dominent. Pour la troisième édition du Sommet des Filles Adolescentes, environ 170 filles, 50 garçons et 30 jeunes de 20 à 25 ans, venus d’une vingtaine de pays d’Afrique, se retrouvent autour du thème « Égalité, justice et inclusion : une Afrique où filles et garçons s’épanouissent ensemble ». 

La  ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Madame Nassénéba Touré, a tenu un discours sans détour sur la situation des adolescentes. Elle a dénoncé des réalités « qui font mal, mais qu’il faut regarder en face si nous voulons changer le destin de nos filles ». Mariages précoces, violences, grossesses précoces, mutilations sexuelles, inégalités scolaires : autant de défis qu’elle a appelés à affronter avec lucidité et détermination.

La ministre a rappelé les progrès accomplis en Côte d’Ivoire sous le leadership éclairé du President de la République SEM Alassane OUATTARA , notamment la politique de gratuité de l’école et les efforts pour maintenir les filles dans le système éducatif. « Quand une fille reste à l’école, c’est toute la communauté qui gagne en santé, en prospérité et en stabilité », a-t‑elle insisté, en soulignant que l’investissement dans l’éducation des filles demeure « l’arme la plus sûre contre la pauvreté et les violences basées sur le genre ».

Au‑delà des chiffres, Nassénéba Touré s’est adressée directement aux adolescentes venues parfois de zones rurales, en situation de handicap ou déjà mères. « Votre présence ici est un acte de courage et de leadership. Vous n’êtes pas des bénéficiaires passives, vous êtes des actrices de changement », leur a‑t‑elle lancé, en les invitant à faire entendre leurs priorités auprès des décideurs.

La ministre a également salué l’implication des garçons dans le Sommet. « L’égalité entre les sexes n’est pas un combat des filles contre les garçons, c’est le combat de tous contre l’injustice », a‑t‑elle affirmé, appelant les jeunes garçons présents à devenir des alliés dans la lutte contre les stéréotypes et les violences.

Elle s’est enfin engagée à donner une suite concrète aux résolutions issues des travaux. « Les recommandations que vous formulerez ici ne resteront pas dans les tiroirs. Nous nous engageons à les porter au plus haut niveau de l’État et à en faire des leviers de nos politiques publiques », a-t‑elle promis, avant d’inviter partenaires, institutions et société civile à « marcher aux côtés des filles » pour que l’égalité devienne une réalité « dans les villages comme dans les grandes villes ». 

Le Sommet, conçu par le Global Fund for Children et ses partenaires, se distingue par une approche dirigée par les jeunes eux‑mêmes.  Les adolescentes, aux côtés de garçons alliés, participent à la programmation, animent des sessions sur l’égalité de genre, la santé sexuelle et reproductive, la lutte contre les mariages d’enfants, l’excision, ou encore l’accès des filles aux technologies. 

Pour les organisateurs, Yamoussoukro n’est qu’une étape : une édition est prévue en Afrique de l’Est en 2028 et une édition continentale en 2030, pour permettre aux adolescentes d’évaluer elles‑mêmes les progrès de l’Agenda 2030 et de l’Agenda 2063 en matière de droits des filles.